micromaisons minimaisons quebecLes micromaisons (tiny homes) sont un nouveau phénomène au Québec. Elles se distinguent des cabines de locations ou des chalets par leur haute qualité de construction et leur aménagement hyperfonctionnel qui rendent l’habitation à la fois confortable et pratique.

Les micromaisons sont surtout destinées aux lieux de villégiature. Elles permettent d’avoir accès à la nature dans des lieux difficiles d’accès ou de construction. Généralement construites sur des pieux vissés elles s’insèrent dans tous les milieux naturels en respectant l’environnement.

Micromaisons : Des maisons à habiter

micromaisons minimaisons plansLe phénomène est toutefois en évolution. Des projets immobiliers novateurs comme les Hameaux de la Source dans la ville de Lantier, dans les Laurentides, offrent la possibilité de construire des maisons d’à peine 350 pieds carrés habitables.

Des micromaisons pourraient donc s’y implanter et offrir une nouvelle alternative à ceux qui désirent habiter de petites maisons économiques et écologiques dans un milieu naturel protégé.

 

Des micromaisons préfabriquées

micromaisons minimaisons designLes micromaisons peuvent être conçues pour 3 ou 4 saisons en fonction des besoins. Les murs peuvent être épaissis pour atteindre des normes d’isolation semblables aux normes de maisons neuves et l’ensemble de la construction se veut durable et écologique.

Les dimensions d’une maison peuvent être aussi réduites que 100 pieds carrés (9 mètres carrés) grâce à l’utilisation ingénieuse de mezzanines servant de chambres aux plafonds surbaissés.

 

Minimaisons : Des maisons économiques

micromaisons minimaisons constructionLe but premier des micromaisons est d’offrir un logement abordable et durable en pleine nature.

L’objectif est atteint par la réduction des surfaces habitables et par la préfabrication. En utilisant des matériaux durables et à faible coût d’entretien les micromaisons se veulent aussi économiques à long terme.

De plus, compte tenu des besoins réduits en énergie, il est aussi possible de rendre les micromaisons autonomes pour la production d’électricité en utilisant le propane ou le bois comme source de chauffage en plus de l’énergie solaire passive.
Des maisons écologiques
micromaisons minimaisons fabricantsL’absence de sous-sol permet de limiter les impacts des maisons sur la nappe d’eau. Les sous-sols ont le désavantage de nécessiter des drains qui modifient la hauteur naturelle de la nappe d’eau. En construisant les maisons sur des pieux ou sur une dalle de béton structurale on évite ce problème.

La fenestration est prévue pour être largement ouverte du côté sud. Ainsi les maisons seront chauffées à 100% par le soleil lorsque celui-ci sera présent. Sur l’ensemble de l’année, cette approche peut procurer environ 25% des besoins en chauffage par le soleil.

Des services communs

micromaisons minimaisons rouesLe coût d’une maison ne se limite pas à elle-même. Il faut aussi penser au terrain, à l’approvisionnement en eau potable, en électricité, au traitement des eaux usées, aux routes, etc. Généralement, les micromaisons sont implantées par groupe sur les terrains afin de bénéficier d’un puits d’eau potable commun et d’un système septique commun pour les eaux usées. Ceci permet une économie importante par unité d’habitation. Mettre une micromaison de 50 000$ sur un terrain incluant des infrastructures coûtant 100 000$ n’est pas très logique ni rentable.

Un aménagement hyperfonctionnel

micromaisons minimaisons autoconstructionPour maximiser l’usage des espaces les micromaisons utilisent des approches variées :
– lits sur mezzanines ou lits escamotables
– escaliers de meunier pour réduire la perte d’espace de l’escalier
– toilettes incluant la douche, avec drain au plancher
– équipements de cuisine minimaux
– tables escamotables

 

La double coquille : une micromaison dans une serre ?

micromaisons minimaisons serreCompte tenu de ses faibles dimensions, une micromaison peut entrer complètement dans une serre commerciale non chauffée fabriquée en polycarbonate.

Ce concept permettrait non seulement de cultiver durant 8 mois sans apport de chauffage mais la serre devient aussi un abri contre le vent et une zone tampon entre la maison et l’extérieur où la température ne devrait jamais baisser sous -10’C, permettant la culture de figuiers, d’oliviers, de vignes et autres plants qui ne supportent pas les grands froids.

De plus, de novembre à mars, lorsqu’il fait soleil, la serre peut devenir un apport énergétique pour la maison. En installant une thermopompe dans la serre, la température plus clémente de la serre améliorerait grandement la performance de la thermopompe.

Yves Perrier
2015-09-23