coupe sud-nordEn ville comme en banlieue, il est possible de concevoir un environnement extérieur qui supporte la biodiversité tout en créant des milieux agréables pour les occupants. En fait, une plus haute densité de population et l’appartenance à une collectivité, comme une coopérative d’habitation, une résidence pour aînés ou un jardin communautaire, se révèlent idéales pour la réalisation de ce type de projet autour de valeurs rassembleuses.

Permaculture: un environnement durable et à faible entretien
L’utilisation de plants rustiques en fonction de l’ensoleillement et des types de sols permet de créer un environnement durable en permaculture qui requiert un faible entretien et qui supporte la faune locale quelques soient les saisons.
Planter des arbres à feuilles caduques du côté ensoleillé d’un immeuble crée de l’ombrage en été tout en laissant le soleil entrer en hiver.
Planter des conifères du côté nord, crée un lieu protégé des vents qui accumule davantage de neige et qui offre un milieu de vie hivernal plus accueillant pour des oiseaux et des petits mammifères.
Planter des arbustes sur les côtés Est et Ouest permet aussi de diversifiée les plants et les lieux où les oiseaux et les petits mammifères peuvent se cacher et se réchauffer matin et soir.

compostage collectifLe compostage pour favoriser la vie
Les sols urbains sont de moins en moins habités par les micro-organismes qui rendent les sols riches et fertiles. Lorsque les lieux s’y prêtent, l’aménagement d’un grand bac à compostage demeure très utile pour créer un compost riche en micro-organismes qui viendra enrichir les terrains.
Plus le tas de compost est gros et varié, plus celui-ci «chauffera» et se dégradera rapidement et sécuritairement. En effet, les matières organiques se décomposent plus rapidement quand il y a un bon équilibre de matières riches en carbone et de matières riches en azote.
Les matières riches en carbone: feuilles mortes, plantes mortes, aiguilles de conifère, noyaux, écales de noix, cendres de foyer, cartons, filtres à café, papier.
Les matières riches en azote: déchets de jardin, déchets de cuisine d’origine végétale, gazon, marc de café, sachets de thé et de tisane, coquilles d’œufs bien broyées, pâtes alimentaires, pain, riz et autres céréales.

À éviter: gras animal, viande, produits laitiers, excréments d’animaux, os, mauvaises herbes en graines, bûches et grosses branches, épis de maïs. Il faut réserver ces produits pour le compost industriel car ils nécessitent plus de temps et de chaleur pour se dégrader.

feuilles mortesRécupérer les feuilles mortes
Lorsqu’on dispose d’un endroit pour entreposer les feuilles mortes elles peuvent être utiles de plusieurs façons.
Protection des végétaux sensibles au gel. En les disposant autour des plants et arbustes en couches de 10 à 15 cm, les feuilles créent une protection hivernale contre le gel tout en offrant à divers insectes bénéfiques et aux micro-organismes un milieu protégé. Dans certaines circonstances, un filet de nylon déposé sur les feuilles peut être nécessaire pour les empêcher d’être balayées par le vent.
Faire de l’humus ou du compost. On peut mettre les feuilles sèches en sacs à l’abri de la pluie pour les ajouter périodiquement au compost ou les piller en couches mouillées entre deux couches de terre noire pour qu’elles se transforme en humus. L’humus n’est pas riche en nutriments, mais il peut être ajouté au sol pour le rendre plus accueillant pour les micro-organismes.

NOTE: le compostage nécessite un bon savoir faire. Ce n’est pas difficile à apprendre, mais il faut s’informer pour être satisfait du résultat. Il existe plusieurs sites consacrés au jardinage et des vidéos pour parfaire vos connaissances à ce sujet en fonction du climat et des objectifs recherchés.

fenetre oiseauxUn environnement dynamique permanent
La présence d’arbres, d’arbustes et de sols vivants nous donne l’occasion de profiter d’un spectacle permanent dont les oiseaux sont les acteurs les plus colorés. Les populations d’oiseaux chutent de manière dramatique partout dans le monde et les nourrir en hiver leur permet d’augmenter leurs chances de survivre et de se reproduire au printemps.
Comme ils sont nos alliés ailés contre les invasions d’insectes ravageurs des cultures, nous pouvons à la fois favoriser leur survie et profiter de leur incroyable diversité.

Je recommande particulièrement la création de ces environnements dynamiques à proximité des résidences pour aînés avec des fenêtres d’observations sur  le spectacle permanent des oiseaux, 12 mois par année, qui vient égayer la vie des personnes souffrant de solitude.

Par Yves Perrier
2018/11/18